Comment devenir franc-maçon ?

Comment poser sa candidature à la Grande Loge de Luxembourg ?

Il suffit d’adresser sa candidature écrite avec indication de ses nom, prénom, profession, âge et adresse à l’adresse postale.

GRANDE LOGE DU LUXEMBOURG
B.P. 851
L-2018 Luxembourg


Plusieurs documents à compléter seront alors envoyés et la procédure d’instruction de la candidature se trouvera ainsi engagée.

Qui peut devenir Franc-maçon ?

Dans l’intérêt à la fois du candidat et de la Loge, l’admission d’un nouveau membre est soigneusement préparée et précédée d’un examen approfondi de la candidature.

Toutefois, les conditions d’admission traditionnelles à la Franc-maçonnerie régulière telle que pratiquée à la Grande Loge de Luxembourg sont, à proprement parler, peu nombreuses, puisque tout homme libre et de bonnes mœurs est admissible à postuler, à condition d’être de sexe masculin et d’avoir l’âge minimum de 24 ans accomplis.


 

La Franc-Maçonnerie est-elle une société secrète?

La Franc-Maçonnerie est une société discrète et fermée dont le recrutement est fondé sur la cooptation. La liste de ses membres est confidentielle et n’est publiée dans aucun document public.

Tout Franc-Maçon est libre de dévoiler son appartenance à qui il l’entend, mais il ne peut dévoiler celle d’un autre membre. Ce qui se fait et se dit en Loge est couvert du sceau du secret et ne peut être divulgué à des non-maçons. Cette exigence de confidentialité est en tous points comparable à celle de tout conseil d’administration ou d’autre société similaire !

Mais si la maçonnerie est discrète, elle possède des secrets qui ne sont autres que des modes de reconnaissance qu’employaient autrefois les maçons de métier, souvent illettrés, pour se reconnaître entre eux. Ces secrets, aujourd’hui décrits dans des ouvrages accessibles à tous, ne sont utilisés qu’à des fins rituelles, pendant les diverses cérémonies maçonniques.

 

Loge ? Ce qu’est une Loge

Qu’il soit dit que chaque maçon aura sa vision de la définition d’une Loge, qu’il n’y a ni dogme, ni descriptif imposé à ce sujet.
De façon générale, osons esquisser qu’une Loge est une association philanthropique de personnes, considérées comme probes et libres, au cœur et aux intentions purs, participant avec le plaisir de se retrouver, dans un cadre sacré où se dégage un égrégore teinté d’une fraternité constructive.
Dans la Loge, les maçons s’investissent dans des travaux philosophiques, des séminaires symboliques, des ateliers de réflexion, des carrefours d’idées ou des actions extérieures, au profit de tous sans distinction sociale, ethnique, culturelle ou religieuse.

Il arrive que, bien que les Loges soient indépendantes les unes des autres, que les obédiences le soient aussi, que beaucoup de maçons ne se connaissent pas, que certains maçons se tiennent la main pour participer avec d’autres personnes, maçonnes ou pas, à de très visibles actes de progrès de l’humanité.
Le travail en Loge se déroule selon un certain mode appelé « rituel » ; les membres d’une Loge se réunissent de façon régulière, par exemple une fois par semaine.
La Loge vit et se développe dans le respect des personnalités de chaque membre, en l’incitant à accéder, du mieux qu’il puisse, à la liberté de pensée, à une capacité de remise en question de ce qu’il est, dans l’objectif de s’améliorer, et par là, de contribuer à l’amélioration de la société humaine, avec ses facultés, afin de la rendre plus pacifique, plus libre, plus tolérante, plus solidaire, plus consciente du bonheur auquel tout individu devrait pouvoir jouir à chaque respiration.
Il se répète aussi qu’un(e) maçon(ne) est libre dans une loge libre, ce qui signifie aussi la conservation intacte et inébranlable de son droit fraternel de ne plus fréquenter la Loge ou même se s’éloigner à jamais de la Maçonnerie, et surtout, bien sûr, celui de s’y exprimer librement, dans le respect des serments prêtés dont aucun n’est contraire à l’honneur ou à la dignité humaine.
Dans une Loge, dans le respect des Anciens Devoirs des Francs-maçons (bornes ou landmarks), rien ne se fait qui ne soit librement consenti par ses membres, Apprentis, Compagnons ou Maîtres.

Chaque membre peut, pour une durée maximum limitée à deux ou trois ans, en devenir le Vénérable Maître, c’est à dire en diriger les travaux, avec sagesse et rectitude, si ses égaux lui accordent cette confiance.

De nombreux ouvrages existent au sujet de la Franc-Maçonnerie, qu’ils soient historiques, analytiques de ses rituels ou critiques de son fonctionnement, sans oublier des écrits destructeurs tenant de la désinformation ou d’une vision nuisible à l’image de la Maçonnerie.
Une Loge est aussi parfois appelée atelier symbolique, parce que la symbolique des outils, alliée à d’autres symboles plus anciens, y occupe une place importante dans le processus initiatique.

De nombreux symboles viennent du fond des âges à pied.

Certains ont perdu leur signification originelle, d’autres sont apparus plus récemment, mais tous doivent laisser intacte la fraternité d’une maçonnerie riche de ses différences, soucieuse de progrès d’humanité, d’un monde meilleur et d’élévation spirituelle par la réflexion alliée à l’interprétation de ce qui est au-delà des apparences.

​​​​​Entre coeur et raison, les origines de la Franc-Maçonnerie ont fait couler beaucoup d’encre et de salive.
Trop de questions subsistent et les méandres de l’Histoire sont parfois devenus troubles au point d’opacifier des évidences.


Certaines périodes de notre passé demeurent bien mystérieuses, bien méconnues.

Au 16 ième siècle, on ne retrouve pratiquement aucune trace de loges maçonnique spéculatives, sauf en Ecosse. Il semble donc inexact d’affirmer que la maçonnerie est née en Angleterre, sauf en ce que sa conception moderne fut le fruit des cogitations de membres de la Royal Society de Londres, dont Isaac Newton. Au cours du 17 ième siècle en effet, l’héritage médiéval des maçons opératifs notamment français, conjugué à l’influence des érudits templiers, cet héritage dont les Anciens Devoirs (Old Charges) contenaient les thèmes de la Renaissance, fut remodelé pour fournir les fondements d’une institution nouvelle : la Franc-maçonnerie que nous connaissons aujourd’hui, bien qu’elle ait subi des variations, que ce soit par son ampleur ou par ses avatars liés à des sensibilités diverses.

En 1723, des constitutions dites d’Anderson, du nom de l’un de leurs concepteurs, ont énoncé ceci : Un Maçon est obligé, en vertu de son Titre, d’obéir à la Loi morale, et s’il entend bien l’Art, il ne sera jamais un athée stupide ni un libertin irréligieux. Dans les anciens temps, les maçons étaient obligés dans chaque pays de professer la religion de leur patrie ou nation quelle qu’elle fut. Mais aujourd’hui, laissant à eux-mêmes leurs opinions particulières, on trouve plus à propos de les obliger seulement à suivre la Religion sur laquelle tous les Hommes sont d’accord. Elle consiste à être bons, sincères, modestes et gens d’honneur, par quelque dénomination ou croyance particulière qu’on puisse être distingué. D’où il s’ensuit que la Maçonnerie est le Centre de l’Union et le moyen de concilier une sincère Amitié parmi des personnes qui n’auraient jamais pu sans cela se rendre familières entre elles . »​​​

 

Les Rites?

Qui dit enseignement graduel, dit ‘Grades’. Ce vocable militaire est sans doute issu des Loges militaires, fort nombreuses sous l’Ancien Régime et sous l’Empire. Le terme de « degré » me semble plus adapté. Ainsi, il y a 3 degrés dans la Franc-Maçonnerie universelle et traditionnelle. Ils sont :

• Apprenti Franc-Maçon
• Compagnon Franc-Maçon
• Maître Franc-Maçon

Dans tous les rites, dans tous les pays, ces trois grades existent avec les mêmes mots et signes de reconnaissance. C’est ce qui fait son universalité. Ces trois degrés sont la base de la Franc-Maçonnerie. Ils doivent être pratiqués au sein d’une même loge.

Néanmoins, ceux ne sont pas les seuls degrés, dans la Maçonnerie. Chaque système de rite en a rajouté d’autres. Par exemple, le Rite Écossais Ancien et Accepté compte 33 degrés. Mais attention, les degrés qui vont du 4° au 33° sont appelés « hauts grades » ; les obédiences traditionnelles ne s’en occupent pas. Cela n’est pas de leurs compétences. D’autre organismes (Suprêmes Conseils, etc…) les administrent.

Pour être membre de ces « hauts grades », il faut obligatoirement être membre d’une Loge dite « bleue ». La Loge bleue est la Loge telle qu’on l’entend, c’est à dire celle qui pratique les 3 premiers degrés et qui appartient à une Grande Loge.

Les « hauts grades » sont isolés des 3 premiers degrés. Ainsi, il existe des Loges spéciales qui pratiquent des degrés du 4° au 14°, d’autres du 15° au 18°, etc, selon une hiérarchie bien précise.

On peut considérer les « hauts grades » comme un approfondissement de la Maîtrise. Le degré ultime reste le 3° degré. Les Anglais appellent le système des « Hauts Grades » la Side-Masonry : la Maçonnerie d’à côté.

Mais vous ne verrez jamais une Loge maçonnique pratiquer un rite du 1° au 18° par exemple. Cette Loge ne pourrait être maçonnique car elle « briserait » l’initiation qui repose sur les 3 premiers degrés et la légende hiramique.

L’initiation maçonnique n’est pas rapide au Luxembourg. Un Maçon va rester entre 1 et 3 ans Apprenti puis il sera proposé pour passer Compagnon. Alors, il restera aussi entre 1 et 3 ans avant de passer Maître. Dans d’autres pays comme les USA, un profane (un non-Maçon) peut devenir Maître en 3 mois. C’est une pratique courante. Il n’existe théoriquement pas de « rythme » pour passer d’un degré à un autre, néanmoins, une bonne connaissance du rituel, des rites, du symbolisme du rite pratiqué et de la Franc-Maçonnerie me semble être un élément fondamental pour qui souhaite devenir Maître.

 

Pourquoi la Franc-Maconnerie Régulière n’accepte-t-elle pas les femmes en Loge?

Il se fait que la Maçonnerie spéculative, qui emprunte de manière symbolique aux éléments d’un métier typiquement masculin -la Maçonnerie opérative-, est née en tant que société d’hommes et que, dans sa Régularité, elle s’est développée sans attenter à cette caractéristique, admise par ses membres avec l’ensemble des règles traditionnelles qui fondent la pratique de l’Art Royal.
Au-delà de cette donne socio-historique, le fait que les Loges soient réservées aux hommes peut être mis en parallèle avec la nature des travaux qui s’y déroulent. Ceux-ci touchent à la personnalité même des participants, qui privilégient l’être sur le paraître, et qui s’invitent, dans un climat empreint de sérénité, à connaître leurs qualités et leurs défauts, sans concession aux convenances de la société profane, dont la Loge ne cherche d’ailleurs pas à reproduire le modèle dans son univers sacré.
On peut penser que pour certains, la mixité ne serait pas propice à la création et à l’entretien de l’atmosphère appropriée, dans la mesure où elle pourrait susciter des attitudes et des comportements individuels incompatibles avec la recherche personnelle à laquelle s’emploie le Maçon en Loge autant qu’avec le fonctionnement harmonieux du groupe.
En outre, le Maçon voue un réel respect et un grand attachement à la femme et rien dans ses travaux initiatiques ne saurait heurter ses convictions à cet égard, pas plus qu’ils ne l’empêchent de la considérer comme son égale dans la société.

Il existe par ailleurs au Grand-Duché de Luxembourg 2 loges de la Grande Loge Féminine de France, 2 loges mixtes du Grand Orient de Luxembourg et 1 loge mixte du Droit Humain International.

 

Qui devient Franc-Maçon?

Le Franc-Maçon a pour devoir:

  • de respecter la liberté et la personnalité de l’Homme.
  • d’œuvrer à l’universelle fraternité et à l’égalité des Hommes.
  • d’assumer ses responsabilités morales.
  • de travailler au bien de tous.
  • de pratiquer la tolérance la plus large à l’égard des opinions envers toutes les convictions tant religieuses que philosophiques, politiques ou sociales pour autant que celles-ci ne soient pas en contradiction avec les principes de la Franc-Maçonnerie.

Ces principes font appel à l’honnêteté du candidat.

Sa liberté intérieure exige entre autres:

  • d’être conscient de ses limites dans la connaissance de la Vérité.
  • de n’introduire aucune limite dans la recherche de la Vérité ni pour soi-même, ni pour les autres.
  • d’être conséquent dans la réalisation de ses conceptions de vie.
  • de n’accepter ni superstition, ni fanatisme.
  • de n’être ni obséquieux, ni esclave.