Les Enfans de la Concorde Fortifiée

Fondée le 26 mars 1803 en tant que Loge Militaire par la 41e demi-brigade de l’armée française, la loge «Les Enfans de la Concorde Fortifiée » devint luxembourgeoise et bourgeoise en 1815. Cet atelier acquiert le 24 septembre 1818 la Maison des Merciers et la rehausse d’un étage. C’est cette même bâtisse qui abrite encore aujourd’hui le temple et les locaux de la Grande Loge de Luxembourg.

L’atelier travaille depuis cette date sans interruption, à l’exception des périodes de troubles militaires. Cet atelier bicentenaire travailla sous le maillet de personnalités, telles que Jean-Baptiste GELLE, Antoine PESCATORE, Mathieu-Lambert SCHROBILDGEN, Charles MUNCHEN, Alphonse MUNCHEN, Théophile SCHROELL, Joseph TOCKERT, Eugène MOSELER, Antoine WEHENKEL sr, Edmond REUTER et bien d’autres.

Maçons luxembourgeois

Jean Baptiste FRESEZ est né le 10 juillet 1800, en France dans la ville de Longwy. Il décéda dans la même ville le 31 mars 1867. Il obtint la nationalité Luxembourgeoise en 1848. Jean Baptiste fut professeur de dessin et de peinture à l’Athénée Royale Grand-ducal de Luxembourg. Il était membre de la Société archéologique du Grand Duché de Luxembourg, membre l’Institut des Beaux de Bruxelles et membre correspondant de la Société kunstgenootenschap de Gand.Il était portraitiste et nous a laissé de très belles lithographies du Grand Duché. Le Musée d’art et d’histoire du Luxembourg détient son portrait et un bon nombre de ses œuvres.

 

Jean Antoine ZINNEN (1827-1898) naquit à Neuerburg dans l’Eiffel, au Grand Duché de Luxembourg, sous le règne de Marie-Thérèse puis ensuite sous celui de Joseph II d’Autriche duc de Luxembourg.Le 1er octobre 1795, la France proclama le Grand Duché « Département des Eaux et Forêts » .Suite à la défaite de Waterloo, en 1795, le Duché de Luxembourg devint le Grand Duché de Luxembourg. La France perdit ses territoires à l’ouest de la Moselle, de la Sûre et de l’Our.

Neuerburg devint ville prussienne. Des musiciens militaires français restés dans cette ville jouaient admirablement d’instruments à cordes et à vent. Ils ont transmit leur culture à la famille ZINNEN. Voila pourquoi, Jean Antoine ZINNEN parlait et écrivait parfaitement le français lorsqu’il arriva au Luxembourg. J.A ZINNEN avait aussi une grande maîtrise des instruments à cordes tel le violon et l’alto.

Durant toute sa vie il eut un profond attachement pour la culture française. Il fut très inspiré par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Il trouva une certaine liberté de penser dans la Grande Loge de Luxembourg. J.A ZINNEN était le premier directeur de la Chorale Municipale «Sangerbond» de Diekirch, fondée en 1851. J.A ZINNEN directeur du Conservatoire et membre de la Société de Gymnastique participa à l’exposition universelle de Metz en 1861. Il était directeur de la section chant de cette société de Luxembourg. L’Orphéon de Jean Antoine ZINNEN fut récompensé par un deuxième prix. Jean Antoine ZINNEN composa la musique « ONS HEEMECHT » en 1864. Cet air deviendra en 1895 l’Hymne National Luxembourgeois. Les paroles de cet Hymne ont été écrites par le poète Michel LENTZ (1820-1893).

Ons Heemecht a été interprété pour la première fois en public, le 5 juin 1864 à Ettelbrück lors d’une grande manifestation.